Open access data et infographies

Un des grands défis de l’ère numérique est l’accès aux données. On l’a vu dans les « procès » Wikileak, la distribution de l’information est un sujet sensible. Je ne dis pas que toutes les informations sont bonnes à être distribuées à tout le monde (ne lançons pas le débat), mais je pense qu’internet nous permet d’avoir accès à un très grand nombre de données sans effort et sans coût, et que cet accès permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons

L’open access ?

Un certains nombre d’administrations ont commencé à mettre leurs données en libre accès (open access) afin qu’elles soient consultables et surtout utilisables facilement. La mairie de Paris a lancé en janvier 2011 son projet Paris Open Data pour publier régulièrement les données parisiennes libres de droit : on peut utiliser toutes les données de façon gratuite à la condition de citer la source de la mairie de Paris. Les données sont sous formes de tableurs xls ou odt, ou sous des formats plus « professionnels » qui ne peuvent être ouverts et travaillés que par des logiciels spécialisés. Mais tout de même, quelle libération d’information ! De nombreuses autres villes de France et de Navarre (New York notamment) se sont mises à ce système de partage de l’information publique.

Plus généralement, grâce à internet, le nombre de données produites et accessibles a augmenté de façon pharaonique, et il est aujourd’hui facile de compiler différentes sources pour obtenir un échantillon représentatif pour son sujet favori, qu’il s’agisse de la consommation mondiale de cannabis et de poulet par tête de pipe, ou du nombre de morts sur les routes en fonction du nombre de pasteurs par état américain.

Représenter l’information

Maintenant qu’on a accès à cette jungle de chiffres, comment en faire quelque chose d’utile, ou du moins d’utilisable. Une nouvelle discipline s’est créée à la fin des années 1990 : la data visualization. Kesako ? Si on traduit on comprend déjà mieux : la visualisation des données. Ce nouvel art prend comme objet la multitude de données pour la mettre en forme sous forme visuelle, graphique et design. Le but est donc de mêler information et art graphique : faire passer un message en utilisant des données factuelles et vraies mises en valeur sous forme de représentation graphique qui attire et charme l’œil.

On peut commencer par des choses très simples (source)

Consomation en 2010 au Etats-Unis vue par Lauren Manning

puis continuer par des représentations qui marquent l’esprit (source1 et source 2).

David McCandless sur informationisbeautiful.net

 

La représentation de Mercator peut se révéler trompeuse

Les formats peuvent être différents, comme des films :

ou des animations interactives pour décrire l’évolution du net

Une belle infographie qui présente les nouvelles technologies internet

ou la frise chronologique de la musique moderne.

Quels ont été les grands événements fondateurs de la musique d'aujourd'hui ?

 

Des enjeux

Comme toute représentation, elle est subjective. Le choix des couleurs ou même simplement du jeu de données utilisé biaise le message. Mais qui peut se targuer d’être l’incarnation de l’objectivité ? Même le tableau de chiffres le plus incomestible est subjectif, rien que parce que l’ordre des colonnes peut nous faire faire des rapprochements entre certaines données et pas d’autres. Tous les journalistes sont biaisés. Toutes les sources d’informations sont biaisées. Mais c’est précisemment pour cela qu’il faut que les données soient en open access et que le plus grand nombre se les approprie et les rende regardables/mangeables/digéreables. A quand les infographies qui comparent les infographies ?

Bonus

Allons nous tous mourir en 2012 ?

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